« José Giovanni... une grande gueule! | Page d'accueil | Manipulé... le trailer! »

14 avril 2008

Mail à Marie-Christine Buffat que je ne chronique pas!

 

301725259.jpg

 

From : Mandor

To : Marie

Sent : Monday, April 14 2008-04-14

Subject : Je ne peux pas dire du bien de toi et de ton œuvre, ça pourrait paraître louche…

Chère Marie-Christine,

Je t’envoie ce court mail avec toute la discrétion qui me caractérise… parce que j’ai des choses importantes à te dire.

Lors de cette après-midi « péniche » (je n’ai pas fait de fautes de frappe, hein…), avec Kiki et toi, l’hôte provisoire des lieux m’a offert en cachette ton livre « School Underworld » et les ondes maléfiques. « Je te le donne, car Marie n’osera jamais le faire elle-même. Ne lui dis rien. »

(Je vois que la miss Spadaccini me connaît bien. Avec moi, aucun risque qu'une affaire s'ébruite…)

Je jette un coup d’œil sur la quatrième de couv’.

« School Underworld , ils sont trop forts. Leur musique, elle déchire tout. Mais quand même, ils sont drôlement impressionnants. Du coup, avec mes deux meilleurs copains Vincent et Nicolas, on était à peu près certains que Martin, qui est dans la même classe que nous et aussi dans la même équipe de foot, avait disparu à cause de la contamination des ondes maléfiques de la sixième chanson. Line l'intello pensait aussi comme nous, mais pas la police. C'est pour ça qu'on devait faire équipe pour tenter de sauver Martin et le ramener dans le monde normal. Parce qu'on ne doit jamais laisser tomber un copain dans la galère. Tout le monde sait ça. »

J’étais assez content de te lire (enfin), même si, de toi c’est ton fameux La piqure que j’aurais aimé dévorer. D’autant que toute la blogosphère littéraire (ou presque) a déjà écrit sa note sur ton roman noir.

Mandor, il est passé aux oubliettes. (Triste destin ! On se croit important et la réalité te rappelle à l’ordre…).

Non, je ne dis pas ça pour recevoir IMMEDIATEMENT la version revue et corrigée (ce n’est pas mon style de suggérer les choses de manière si lourde. J’ai beaucoup plus de finesse que cela !)

 

Pour être tout à fait franc avec toi, je n'étais pas hyper motivé pour me jeter dans cette lecture... parce que j'avais tout plein de livres à chroniquer pour gagner ma croûte.

En plus, moi, les livres « jeunesse »… ce n’est pas trop ma came (même si je suis un grand enfant).

En plus, moi, je ne chronique pas les livres si je n’interroge pas l’auteur.

(Je ne déroge jamais à cette règle !)

En plus, moi, je répète trois fois « en plus, moi », si j’veux.

Alors, bon, comme je viens de terminer ton bouquin, je tenais à t’annoncer solennellement qu’il est tout à fait hors de question que j’en fasse l’objet d’une note sur mon blog.

Tu crois que ce serait sérieux que je dise à mes lecteurs (même si c'est la pure réalité!) que j’ai lu avidement cette histoire d’enfant mystérieusement disparu, que l’enquête menée tambour battant par Ludovic et ses potes m’a tout à fait intéressé, que j’ai trouvé le suspens palpitant, que j’ai souvent souri à la lecture de ce langage enfantin, mais loin d’être crétin, que même, parfois, j’ai été gagné par l’émotion (parce que le sujet à titillé quelque chose en moi de bien personnel… papa, je sais que tu ne me lis pas…), que tu m’as impressionné à la lecture de certaines considérations du monde de l’enfance sur « l’adulterie », et enfin, que ce livre est sacrément malin ?

(Quoi, Marie, je fais de longues phrases ? Il n’y a que toi qui lira ce message, alors, sois magnanime avec ton ami amateur d'Angeline et de Malvoisie… Il est tôt, je n’en suis qu’à mon quinzième café.)

Marie, ma chère Marie, j’espère donc, par la présente, que tu me pardonneras de ne pas chroniquer « School Underworld » et les ondes maléfiques.

472141708.jpgTu sais, tu es quelqu’un que j’aime beaucoup, mais parfois, il faut qu’un journaliste de mon acabit sache tenir son rang d’incorruptible. Mon succès planétaire tient de mon objectivité légendaire, alors, c’est comme ça…

Je ne reviendrai pas sur ma décision.

Il ne faut pas trahir ses résolutions de jeunesse.

« Fermeté et définitivité », telle est ma devise.

(Et ne me dis surtout pas que « définitivité » n’est pas très français, sinon, je serais obligé de préciser que tu habites en suisse et qu’une Helvète (même underground) ne fait pas le poids par rapport à un bon vieux Lyonnais comme moi.)

Non, je n’attends pas La piqure (de rappel) dans ma boite aux lettres dans la semaine. Je suis quelqu’un de patient et pas du tout vexable.

Je t’embrasse.

Ton fan de hard rock préféré,

Mandor

EDIT le 15 avril 7h00:

La réponse de Marie-Christine Buffat.

Commentaires

Je savais que c'était un bon livre, elle est douée la coquine ! Elle est bien ta non chronique ;o)

Ecrit par : Nath | 14 avril 2008

Je crois que je vais postuler pour faire partie du groupe des hardeux de School Underworld: j'ai le look idéal en ce moment, Kiss (le frigo) ascendant Halloween party! Mais, maintenant, que j'y pense, je dois peut-être ma mésaventure à ces ondes maléfiques! Marie, kès tu m'as fait?! Trêve de plaiz, c'est un chouette book, n'hésitez pas à l'acheter pour vos mioches, ils vont adorer! Quant à toi, Mandor, je te tiens au courant pour la prochaine croisière s'amuse avec la Pacific Princess Marie! ;)

Ecrit par : Kiki | 14 avril 2008

Mon Cher François,

Je suis bien empruntée pour te répondre, car je n'ai pas encore relevé mon courrier privé, et je ne pourrai pas le faire avant ce soir. Mais je tiens à t'assurer de ma parfaite compréhension quant au fait que tu ne puisses pas chroniquer ce livre (je suis une aficionado de ton blog, je connais les règles), et je ne saurais t'en tenir rigueur ;-), surtout que moi aussi je t'apprécie énormément et ceci pour des raisons humaines particulièrement désintéressées (là, sans smileys car je suis on ne peut plus sérieuse).
Entre nous, je tiens tout de même à te dire que je suis émue, touchée, heureuse, ravie, pleine de joie, remplie d'allégresse que malgré le péril jeune, tu aies apprécié les aventures de mes drôles d'oiseaux au ramage plus étoffé que le plumage. Je ne manquerai pas de te faire parvenir La Piqûre last edition frais sorti de presse (et sois sûr que si je ne l'ai pas fait jusqu'à ce jour, c'est que je n'ai pas osé, de peur de paraître un peu culottée (bien que j'en porte, mais je ne les montre pas...) et mon côté suisse m'impose de ne pas m'imposer) mais à ce que j'en sais, l'encre n'est pas encore sèche.
Quoiqu'il en soit, je te répondrai ce soir sans faute, mais d'ores et déjà, je te remercie vraiment vraiment pour ton courriel qui me laisse tout chose, un peu gênée, et pleine de trucs bizarres et agréables dans la tête et sous la poitrine.
Je t'embrasse itou, et à très bientôt !
Marie

Ecrit par : Marie | 14 avril 2008

J'adore !!! :-)

(Peut-être vas-tu avoir l'impression que je débarque mais...) Tu es lyonnais ?!?

Ecrit par : Caro[line] | 14 avril 2008

c'est vraiment un très bon billet, j'adore aussi :-)

Ecrit par : sarah | 14 avril 2008

Oups, au début j'ai cru être rentrée dans une messagerie perso ;-)
Eh bien moi j'ai commencé "La Piqûre", oui, oui, oui... Et ? Ben faut attendre que je finisse pour en parler ensuite sur mon blog... Bon je peux faire une petite révélation, le début me plaît bien, alors aucune raison pour que la suite ne me plaise pas...

Ecrit par : Marie-Laure | 14 avril 2008

Tout l'art de chroniquer en disant que non, non, on ne chronique pas... excellent. Et à la hauteur de l'ouvrage (non) chroniqué, qui est savoureux (je parle d'expérience).

Ecrit par : Daniel Fattore | 14 avril 2008

Ce polar est entre les mains de mes élèves, et elles se régalent !

Ecrit par : Anne-Sophie | 14 avril 2008

@Nath: Ouais, elle est bien ma non chronique. Je suis très fier de moi, tu sais.
;o)
@Kiki: "La croisière s'amuse" bis! Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite!!!
@Marie: Je vais me l'injecter à forte dose ta piqure, crois-moi.
@Caro[line]: Oui, je suis Lyonnais. Je n'en parle jamais ici parce que ce n'est pas là une information capitale. J'y suis resté de 0 à 3 ans, donc, c'est une ville que je ne connais pas du tout.
@sarah: Merci Sarah que je ne connais pas!
@Marie-Laure: C'est ce que je disais, tout le monde chronique ce livre sauf bibi...
;o)
@Daniel Fattore: Bienvenue ici, en tout cas. C'est très bien, chez vous aussi...
@Anne-Sophie: Il aurait fallu que j'ai une prof comme toi, moi, dans ma jeunesse...

Ecrit par : mandor, président de la FAPM | 15 avril 2008

Merci! Quant à moi, il faudra que je me fidélise à votre blog -dont j'entends parler depuis un sacré bout de temps. Merci et bravo pour vos travaux.

Ecrit par : Daniel Fattore | 15 avril 2008

Ecrire un commentaire